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Conseil municipal du 31/03/2016 : les séniors relégués en classe éco !

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La diminution de la subvention versée par la ville de Metz à l’Association Seniors Temps Libre prouve s’il en était encore besoin le désengagement de la ville à l’égard des seniors.

L’ASTL gère aujourd’hui 5 foyers logements pour personnes âgées et assure le fonctionnement de l’Hôtel de Gournay.

Cette subvention permettait jusqu’ici d’équilibrer les déficits des foyers logements gérés par l’ASTL, dont les causes sont connues de tous : la vacance y est en effet importante, des travaux d’entretien et de rénovation s’avérant absolument nécessaires et urgents depuis plusieurs années.

Or ni la Vice-Présidente du CCAS, ni la ville de Metz n’ont jugé utile de donner suite à la décision du Tribunal ordonnant dès 2012 une expertise afin de régler le contentieux opposant l’ASTL et le bailleur LOGIEST et déterminer ainsi la responsabilité des travaux à réaliser dans ces foyers logements, Vandernoot en particulier.

La diminution de  la subvention de la ville à l’ASTL, celle-ci passant de 330.000€ en 2014, à 313.000€ en 2015 puis à 240.000€ en 2016, a pour conséquence directe de faire des résidents de ces foyers-logements des messins de seconde zone, aucune rénovation ne pouvant dès lors être engagée.

Dans le même registre, la ville de Metz a fait le choix, pour des raisons budgétaires, de fermer le foyer-logement Wolff dans le quartier Oute-Seille ou encore de ne pas remplacer les hôtesses dans les foyers logements durant leurs congés, une mesure qui porte atteinte à la sécurité et au bien-être de nos aînés.

Cela n’est pas acceptable.

Pendant des années, les actions “paillettes” coûteuses ont été privilégiées au détriment d’un véritable travail de fond afin de pérenniser et développer de nouveaux cadres de vie pour les seniors.

Qu’y a-t-il de plus important que de permettre à ces personnes de vieillir sereinement et dans des logements dignes d’une ville comme la nôtre ?

Les séniors doivent être, avec les enfants, une absolue priorité et ne pas pâtir de la politique irresponsable et dispendieuse de la municipalité.

Après l’augmentation en septembre dernier des impôts locaux des messins par suite de la diminution de certains abattements décidés par la municipalité, après la diminution des subventions aux crèches de la ville (entre 3 et 5% cette année), après la diminution des dotations aux écoles primaires de 18%, après une diminution de 25% des crédits à l’animation estivale, c’est au tour de nos aînés d’être confrontés à une diminution des prestations au sein des foyers logements de la ville lorsque ceux-ci ne sont pas fermés, avec une discrimination choquante  entre les résidents des foyers logements gérés directement par le CCAS et ceux de seconde zone gérés par l’ASTL.

Les économies sont à faire ailleurs, ainsi que je l’avais proposé lors du débat d’orientation budgétaire et du vote du budget 2016. Sur les festivals par exemple, source d’économies substantielles.

On ne distrait avec l’argent public que lorsque l’essentiel est assuré. La politique familiale est essentielle et doit rester prioritaire.