Conseil municipal du 29/09/16 – La situation se dégrade à Metz-Borny

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Monsieur le Maire, je profite de ce point pour revenir sur la situation déplorable qui est celle de la place du marché, rue du fort des Bordes et de la rue du Béarn à Metz BORNY. Et je m’interroge.

Depuis quelques années, ce quartier, sur lequel certains élus de votre majorité souhaitent garder la main car ils pensent tenir là leur électorat, se dégrade de jour en jour, et ce secteur est véritablement devenu une zone de non droit.

Le porche de la cour du Languedoc, lieu de trafics en tous genres situé au pied de la tour Bernadette, a bien été fermé, mais parallèlement rien n’a été mis en place : aucun dispositif de sécurité supplémentaire, aucune mesure témoignant de votre volonté de changer la donne. Vous n’avez fait que déplacer de quelques mètres les problèmes.

Vous rappelez souvent que vous co-présidez avec le Préfet le conseil de prévention de la délinquance et que vous y entretenez les meilleurs rapports en termes de coopération… je souhaite ce soir vous entendre et que vous nous dressiez le bilan des actions entreprises.

Je veux redire ici ce soir la désespérance des habitants de la rue du Béarn, de la rue du fort des Bordes et de la place du marché qui ne vivent plus normalement depuis des années sans que personne n’ait pris conscience qu’il s’agit là de l’essentiel.

Je veux également vous faire part des problèmes rencontrés avec les jeunes du quartier par les entreprises lors des travaux d’installation de grilles métalliques au 23 rue du fort des bordes : les tensions ont été tellement vives que les entreprises ont décidé de suspendre les travaux, afin d’éviter les représailles contre les ouvriers et les habitants de l’immeuble.

Voilà où nous en sommes à Borny ! En parlez-vous Monsieur Scudéri lors de vos présentations médiatiques et médiatisées au comité de quartier ? Je suis très en colère face à l’hypocrisie ambiante qui consiste à mettre sous l’édredon tout ce qui dérange et à ne surtout pas agir pour régler les problèmes de fond. Quand on ne met pas de mots sur les choses, on aggrave les problèmes.

Si ce problème d’insécurité et de violence n’est pas résolu, vous pourrez faire tout ce que vous voulez, autant de démocratie participative, de cohésion sociale et plus encore, si la sécurité n’est plus assurée, alors le reste ne servira à rien. Les rapports qui viennent d’être rendus concernant la politique de la ville et l’efficacité des actions mises en place dans ces quartiers doivent tous nous faire réfléchir et nous remettre en question sur la politique menée depuis 30 ans dans ces quartiers.

Et vivre en sécurité, c’est bien la première des libertés que nous nous devons d’assurer à nos administrés.

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