Conseil municipal du 26 février 2015 – Sauvegardons notre centre-ville !

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Il est difficile de parler des orientations du règlement local sur la publicité extérieure sans parler de la taxe locale sur la publicité extérieure, laquelle est d’une complexité invraisemblable.

La loi a permis aux communes d’instaurer cette taxe dont l’objectif était de lutter contre la pollution visuelle aux entrées de ville. Notre ville était-elle touchée, je ne le pense pas, toujours est-il que cette taxe à été fixée à son taux maximal et offre aujourd’hui plus de 800.000€ de recettes supplémentaires par an, recettes qui vous sont directement versées par les commerçants messins.

Cette taxe est extrêmement lourde pour les commerçants, dont beaucoup ne sont pas de grandes enseignes mais des indépendants qui souffrent aujourd’hui, nonobstant la dynamique commerciale clamée ici et là par des élus dont on se demande s’ils habitent sur la même planète …

A Metzanine, 40% de cellules vacantes, et la démagogie voudrait laisser croire que l’installation d’un Burger king va tout changer …. Je rappelle à ceux qui y voient un signe évident d’attractivité que Burger King installe actuellement un restaurant par semaine en France. Il ne faudrait donc pas en tirer des enseignements hasardeux en pleine campagne électorale, il serait préférable de rencontrer les commerçants concernés, même s’ils ne votent pas à Metz !

La question qui se pose est la suivante: comment attirer du monde sans enseigne ? La pression fiscale est devenue insoutenable pour bien des commerçants, et la densité commerciale de notre territoire est une des plus importantes de France avec Bordeaux et Toulouse (1128 m2/1000 habitants, la moyenne en France étant de 828m2/1000 habitants), alors même que nous perdons de la population … La probabilité de voir se développer dans les prochaines années des friches commerciales est malheureusement très forte.

Depuis 2011, sont actés 100.000m2 de surfaces commerciales supplémentaires dans un périmètre de quelques dizaines de kilomètres : 42.000 m2 pour Waves, 29.000 m2 pour Terville, et l’espace Muse acté pour 38.000m2 avec 110 boutiques…. ce « deuxième poumon » qui aura évidemment des incidences négatives sur la vitalité du centre historique.

Comment nos commerces de centre-ville peuvent-ils s’en sortir ? On annonce plus de 300 cellules vacantes, mais au delà des chiffres, chacun peut aisément constater que l’offre commerciale est en souffrance, car on parle volontiers des commerces qui ouvrent mais jamais de ceux qui ferment et qui sont malheureusement bien plus nombreux.

Les causes sont connues. L’absence d’un schéma d’agglomération de développement commercial que nous avons réclamé pendant des années, et des décisions prises sans cohérence. Mais également le prix des parkings qui a augmenté, pendant que Nancy (4€ la journée du samedi) et Thionville (gratuité) ont mis en place une politique tarifaire attractive pour maintenir leur cœur de ville attractif. Et maintenant la fermeture du cinéma commercial du cœur de ville !

Chez nous, malheureusement, le coup est parti et il va falloir trouver des solutions. Outre la politique tarifaire qu’il est absolument nécessaire de revoir, je pense particulièrement à ces contrats de revitalisation artisanale et commerciale créés par la loi Pinel qui concernent notamment les zones touchées par la dégradation de l’offre commerciale, et qui permettraient de recourir plus aisément au droit de préemption.

C’est une des solutions qui pourrait notamment être expérimentée dans le quartier outre seille, quartier où le nombre de cellules vacantes ne cesse de croître …

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