NCO-18-07-2014-004J’ai mûri dans l’exercice de mes mandats dans l’opposition de Dominique Gros à Metz et de Jean-Pierre Masseret au Conseil Régional.

Présidente du Nouveau Centre et Vice-présidence de l’UDI pour la Moselle, membre du contre-gouvernement national de l’UDI, j’ai participé au printemps 2014 à la bataille pour la reconquête de la ville de Metz, et renoué avec Metz-Métropole. En six années, le sillon a été creusé plus profond encore, confirmant mon ambition de servir, qui depuis mon engagement en politique, conduit mon action.

En réalité, la politique est une affaire de famille. Mon père, à qui je dois tant, a autrefois été député du Var. J’ai donc été très tôt confrontée à la cause publique et à ses exigences.

C’est résolue et déterminée que j’entreprends un parcours de formation qui devait me conduire là où je désirais servir : le droit notarial et immobilier.

C’est également à Paris, sur les bancs de l’Université que je rencontre un Messin qui deviendra mon mari. Cette union me conduit à renouer avec la Lorraine, puisque mes grands parents paternels et leurs sept enfants habitaient avenue Foch à Metz.

Et de cette union naîtront trois enfants, ma plus grande fierté.

Rapidement la politique s’instille à nouveau dans ma vie. J’entre au Conseil Régional comme chargée de mission auprès de la direction de l’insertion professionnelle , avant d’œuvrer auprés de la direction de la formation professionnelle. Une expérience riche d’enseignements et la connaissance d’un milieu jusqu’alors totalement étranger.

A cette période, Nathalie Griesbeck me fait intégrer l’équipe de Jean-Marie Rausch, alors Maire de Metz. Je deviens ainsi conseillère municipale de Metz en 2001.

Bien vite cependant, avec quelques-uns de mes proches, nous faisons entendre notre différence en levant des questions incisives et marquées au coin du bon sens .En 2008, après la défaite de Jean-Marie Rausch, je siège sur les bancs de l’opposition à Dominique Gros.

Les élections régionales de 2010 auxquelles je participe me font devenir conseillère régionale d’opposition. Elue, j’abandonne alors mon poste dans l’administration régionale.

En 2014, malgré l’union réalisée par la droite modérée, la gauche se maintient au pouvoir et pour l’élue centriste que je suis, la cure d’opposition se poursuit, mais avec cette fois un pied à Metz Métropole.

Et comme j’aime relever les défis, tant sur le terrain politique que professionnel, que je souhaite avoir un métier et ne pas dépendre financièrement de la politique, je décide en 2010 de reprendre mes études de notariat et exerce aujourd’hui comme diplômée-notaire dans un étude de Thionville.

Je n’ai jamais non plus cessé de courir. La course de fond. Car pour résister en politique, il faut du souffle, de l’opiniâtreté et de la résistance à la douleur !

L’opiniâtreté, le travail, c’est aussi avec le piano que j’ai appris ce que cela voulait dire. Mes années passées au conservatoire de Toulon m’ont donné le goût de l’effort.

Maman d’une fille et de deux garçons, j’entretiens un lien étroit avec tout ce qui touche à la famille. Mon investissement sur tous les dossiers en faveur de la petite enfance, de la vie scolaire et périscolaire, de l’aide aux devoirs ou pour la création de nouveaux modes de garde des enfants témoignent de cet intérêt majeur.

D’autres débats m’ont également permis de me positionner qu’il s’agisse du développement économique de notre territoire, des enjeux liés à l’emploi, à la sécurité, à l’éducation et à la solidarité.

A la Région de 2010 à 2015, mon opposition à l’opération Skylander, dont chacun peut aujourd’hui mesurer l’échec et le coût pour la collectivité ou encore mon opposition à la gare de Vandières m’ont permis de me positionner clairement sur ces dossiers clivants. Parallélement, je me suis engagée pour que la formation des demandeurs d’emploi redevienne une compétence prioritaire pour l’exécutif régional, tout comme l’apprentissage.

Depuis 2015, je suis Vice-Présidente du Conseil Départemental de la Moselle, élue du canton de Metz 2.

La suite de l’aventure reste à écrire. Je n’ai jamais caché ma volonté de briguer un jour un mandat national, avec la volonté de construire et de servir la cause publique que j’ai chevillée au corps.